Header/Metadaten

Bezeichnung Journal des Conférences
Dokumentenart Originaljournal
Ort/Datum Laibach, 22. 02. 1821
Signatur Wien, ÖStA, HHStA, Staatskanzlei, Kongressakten, Kart. 22, Fasz. 40 (alt), 114
Stückbeschreibung

Journal

Vgl. gedruckte Quelle Alberti, Atti, S. 442-443.
Bezeichnung Anlage 1: Erklärung Österreichs
Dokumentenart Ausfertigung
Ort/Datum o.O., o.D.
Signatur Wien, ÖStA, HHStA, Staatskanzlei, Kongressakten, Kart. 22, Fasz. 40 (alt), 116–117
Stückbeschreibung

Ausfertigung

Vgl. gedruckte Quelle Alberti, Atti, S. 443-444.
Bezeichnung Anlage 2: Erklärung Frankreichs
Dokumentenart Ausfertigung
Ort/Datum o.O., o.D.
Signatur Wien, ÖStA, HHStA, Staatskanzlei, Kongressakten, Kart. 22, Fasz. 40 (alt), 118
Stückbeschreibung

Ausfertigung

Vgl. gedruckte Quelle Alberti, Atti, S. 444.
Bezeichnung Anlage 3: Erklärung Preußens
Dokumentenart Ausfertigung
Ort/Datum Laibach, 22. 02. 1821
Signatur Wien, ÖStA, HHStA, Staatskanzlei, Kongressakten, Kart. 22, Fasz. 40 (alt), 119
Stückbeschreibung

Ausfertigung

Vgl. gedruckte Quelle Alberti, Atti, S. 444-445.
Bezeichnung Anlage 4: Erklärung Russlands
Dokumentenart Ausfertigung
Ort/Datum o.O., o.D.
Signatur Wien, ÖStA, HHStA, Staatskanzlei, Kongressakten, Kart. 22, Fasz. 40 (alt), 120–121
Stückbeschreibung

Ausfertigung

Vgl. gedruckte Quelle Alberti, Atti, S. 445.

Text

Abschnitte

Hand: Anonyme Hand

[Bl. 114r]

Journal des Conférences.
Nr. XIV.

Laybach le 22 Février 1821.

Mrs. les Ministres des Cours d’Italie ayant fait connoître dans la séance d’hier leurs opinions sur la communication de S. M. le Roi des Deux-Siciles relativement aux bases sur lesquelles S. M. se propose de reconstruire le Gouvernement de Son Royaume,

Mrs. les Plénipotentiaires d’Autriche, de France, de Prusse et de Russie ont fait aujourd’hui à ce même sujet, et déposé au Journal, les déclarations ci-annexées sub A, B, C et D.

Mr. le Ministre plénipotentiaire de Sa Majesté Brittannique à la cour de Vienne 1 s’est référé aux déclarations précédentes consignées au Journal des conférences sur l’attitude de la Grande-Bretagne pour prouver qu’il n’est point autorisé à énoncer une opinion quelconque sur l’objet de la dite communication. En assurant qu’il[Bl. 114v] s’empresseroit de la porter à la connoissance de son Gouvernement, il a cru pouvoir ajouter que le Roi, son Auguste Maître, quoique fidèle à ses principes de non-intervention dans cette affaire, n’en continueroit pas moins à former les vœux les plus sincères pour l’affermissement du bonheur de S. M. Sicilienne au milieu de ses peuples.

Lu et approuvé

à la conférence du 26 Février

Gentz

Hand: Anonyme Hand

[Bl. 116r] A.

Déclaration du Cabinet d’Autriche
sur les communications faites au nom de S. M. Sicilienne à la Conférence du 20 Février

Sa Majesté l’Empereur d’Autriche, s’étant portée dès les déplorables Catastrophes survenues dans le Royaume de Naples au commencement du mois de Juillet dernier2 à toutes les mesures matérielles que les circonstances demandaient à Sa prévoyance, peut se féliciter d’avoir puissamment contribué à préserver jusqu’à ce jour le reste de la Péninsule italienne des fléaux dont elle était menacée par les premiers succès de la révolte napolitaine comme par son développement progressif. Les efforts de S. M. Impériale ayant pendant cette première époque pleinement répondu à leur but, l’Empereur ne saurait regretter aucun des sacrifices qu’Il a cru devoir faire à une cause à laquelle les Gouvernemens de l’Italie ne sont pas moins fortement intéressés que l’Autriche et que tout Gouvernement éclairé que tout homme ami de l’ordre et de la paix en Europe doit envisager comme la sienne.

L’Empereur avait espéré que la voix de la raison et du bien public prévaudrait assez dans le Royaume des Deux-Siciles sur celle d’un aveugle[Bl. 116v] fanatisme pour que les intentions pacifiques et bienveillantes de S. M. Impériale fussent accomplies. Son espoir a été déçu. Mais ce fait même prouve de nouveau avec quelle funeste facilité les intérêts et le bonheur des nations sont sacrifiés lorsque les factieux, pour se soutenir au milieu des périls dont les menacent leurs propres complices, n’ont plus d’autre ressource que celle d’entrainer leur patrie dans l’abime qu’ils ont creusé par leurs folies et leurs crimes.

Un aussi déplorable résultat n’a pu que raffermir l’Empereur dans la conviction d’avoir rempli Ses devoirs par les mesures qu’Il n’a pas hésité à prendre de prime abord, qu’Il a graduellement renforcées, et qui ont été si noblement soutenues par tout le poids de l’appui moral que les grands et puissans alliés de S. M. Impériale ont prêté à Ses efforts.

Les ennemis du bien-être de leur pays et de tout principe conservateur de l’ordre social ont seuls provoqués les opérations qui vont avoir lieu et au succès desquelles la tranquillité future et le salut de l’Europe sont inséparablement liés.

En ces jours de crise même S. M. Sicilienne n’a cessé de diriger Ses pensées sur la réorganisation[Bl. 117r] de Son Royaume, objet digne de la sollicitude d’un Prince auquel 50 années de Règne n’ont pu laisser ignorer aucun des besoins de Ses peuples, ni aucun des dangers auxquels ils peuvent être exposés.

Le Roi vient de fixer les premières bases sur lesquelles Il entend reconstruire Son Gouvernement.

Les Plénipotentiaires des Souverains d’Italie ayant déclaré ne rien trouver dans ces bases qui fût contraire au maintien de la tranquillité générale de l’Italie, et l’Empereur regardant ces Princes comme les plus immédiatement intéressés aux conséquences que tout système de Gouvernement, adopté par l’un ou par l’autre des Etats d’Italie, doit nécessairement produire sur la Péninsule toute entière comme sur chacun de Ses Etats en particulier ; trouvant de Son côté que les ouvertures faites au nom de S. M. Sicilienne sont conformes à la stabilité future du Gouvernement et aux véritables intérêts des peuples du Royaume des Deux-Siciles, S. M. I [?] m’a chargé ordonné d’exprimer les vœux sincères qu’Elle forme pour que les intentions justes et paternelles de Son Auguste Ami et Allié soient couronnées du succès le plus complet.

Hand: Anonyme Hand

[Bl. 118r] B.

Les plénipotentiaires français, ne se trouvant point autorisés à émettre une opinion sur les bases du Gouvernement que Le Roi de Naples veut donner à ses peuples, ne peuvent regarder la communication qui leur a été faite dans la séance du 20 Février que comme une nouvelle preuve de la confiance de S. M. Sicilienne envers les Puissances réunies au Congrès de Laybach ; ils doivent donc se borner à déclarer que le Roi, leur Maître, qui s’intéressera constamment à la prospérité du Royme de Naples, ne pourra apprendre qu’avec satisfaction la résolution prise par S. M. Sicilienne de s’entourer de ses sujets le plus fidèles et les plus éclairés pour régler les institutions qui doivent assurer le bonheur de ses peuples et garantir la tranquillité future de ses états, si essentiellement liée à celle de toute l’Italie.

Hand: Anonyme Hand

[Bl. 119r] C.

Laibach le 22 Février 1821.

Les Plénipotentiaires de Sa Majesté le Roi de Prusse ont accueilli avec le plus vif intérêt la communication des bases d’une loi fondamentale pour le Royaume des deux-Siciles que Mr. le Prince de Ruffo a, d’ordre de son auguste Souverain, faite à l’assemblée du Congrès dans la Conférence du 20 de ce mois.

La confiance qu’ils prennent dans les intentions qui leur ont été annoncées au nom de Sa Majesté Sicilienne, et les espérances qu’ils y rattachent, ont acquis un nouvel appui après que Mss. les Plénipotentiaires des Cours de l’Italie ont unanimement déclaré ces intentions conformes aux vœux et aux intérêts de leurs hauts commettans.

Les Plénipotentiaires Prussiens ne font qu’énoncer une fois de plus les sentimens invariables du Roi, leur maître, en se rendant interprètes de la satisfaction que Sa Majesté éprouvera à voir une œuvre qui porte dans son sein tous les germes des désordres, qui lui ont donné naissance, remplacée par des institutions qui, fondées sur des[Bl. 119v] bases essentiellement monarchiques propres à régler la marche de l’administration sur des principes justes et immuables et susceptibles de tous les développemens qui pourront être jugés nécessaires pour l’accomplissement entier des vues paternelles de leur auguste Auteur, sont de nature à offrir et une garantie de sûreté à la péninsule Italienne et un gage d’ordre et de justice aux habitans du Royaume des deux-Siciles.

Hand: Anonyme Hand

[Bl. 120r] D.

L’Empereur a pris connoissance des communications faites par Mr le Prince de Ruffo dans la séance du 20 Février, et Sa Majesté a vivement apprécié le témoignage de confiance que le Roi a cru devoir donner à Ses augustes alliés, en Les instruisant de Ses vues concernant la réorganisation politique de Ses Etats. L’ordre de choses à établir dans le Royaume de Naples à la suite des troubles et des malheurs que les évènemens du 2 Juillet3 y ont fait naître devant nécessairement influer sur le repos et le bonheur du reste de la Péninsule Italienne, il paroissoit convenable de recueillir d’abord sur cette importante question[Bl. 120v] les opinions des Cours d’Italie, comme étant le plus directement compromises par les conséquences de ces funestes bouleversemens, et comme devant aussi le mieux connoître les moyens d’assurer à leurs Etats le bienfait d’une complètte tranquillité intérieure. C’est dans cet esprit que le Cabinet de Russie a examiné les déclarations que Mrs les Plénipotentiaires des Cours d’Italie viennent d’émettre, et attendu qu’elles énoncent unanimement la conviction que les principes du projet, communiqué par Mr le Prince de Ruffo, sont de nature à répondre à l’attente légitime des autres Puissances de la Péninsule, l’Empereur forme, comme elles, les vœux les plus ardens pour que les[Bl. 121r] effets de la nouvelle loi fondamentale du Royaume des Deux-Siciles justifient les intentions sages et paternelles qui en ont déterminé l’adoption. L’Empereur désire surtout que le développement et l’application des principes arrêtés par S. M. Sicilienne offrent le résultat indiqué en l’art. 4 du protocole du 7/19 Novembre, savoir : l’établissement d’un ordre de choses, renfermant en lui-même les élémens de sa stabilité, et qui puisse se soutenir sur ses propres bases sans l’appui d’une force étrangère ; condition qui, aux yeux de Sa Majesté Impériale, présentera toujours aux Souverains d’Italie la meilleure garantie de la tranquillité comme de l’indépendance de leurs Etats.

Zitierempfehlung Protokoll der 14. Sitzung des Kongresses von Laibach. In: Mächtekongresse 1818–1822. Digitale Edition, hrsg. von Karin Schneider unter Mitarbeit von Stephan Kurz, Wien: Österreichische Akademie der Wissenschaften, Institut für Neuzeit- und Zeitgeschichtsforschung 2018. URL: https://maechtekongresse.acdh.oeaw.ac.at/pages/show.html?document=Laibach_Prot_14.xml&directory=editions, abgerufen 14.11.2019.
Verantwortlichkeiten
  • Transkription: Karin Schneider
  • Wissenschaftliche Edition: Karin Schneider
  • Technical Editor: Stephan Kurz
  • Korrekturen: Karin Schneider, Stephan Kurz
  • Beratung Kodierung: Daniel Schopper
  • Beratung Kodierung: Peter Andorfer

Vergleiche auch die Projektbeschreibung in der Einleitung sowie die Dokumentation der Applikation unter „Über diese Webseite“.

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