Kongress von Verona

Regest

Der österreichische Staatskanzler Metternich unterbreitet auf Basis der bisher vorgelegten Denkschriften Überlegungen betreffend das weitere gemeinsame Vorgehen der alliierten Mächte gegen Spanien.

Bezeichnung Vorschläge Metternichs
Dokumentenart Lithographie
Ort/Datum Verona, 31. 10. 1822
Signatur Wien, ÖStA, HHStA, Staatskanzlei, Kongressakten, Kart. 23, Fasz. 43 (alt), 172–178
Stückbeschreibung

Lithographie

Das Schriftstück liegt als Konzept von Gentz auf fol. 173r–175r und zweifach als Lithographie auf fol. 172r und 176, sowie 177–178 ein. Die Edition folgt der Lithographie. Nicht deutbare Vermerke mit Bleistift in den rechten oberen Ecken von fol. 172 r und 177r.

Anonyme Hand Weitere anonyme Hand Friedrich Gentz Nikolaus Wacken Anonyme Hand mit Bleistift Anonyme Hand mit Rotstift Metternich
[Bl. 172r]

Propositions du Cabinet Autrichien dans la Conférence du 31 Octobre 1822

La première question qui a dû occuper le Congrès est celle de l’Espagne .1

Cette grave question a réclamé l’attention et la sollicitude des Puissances Alliées sous deux rapports différens : sous celui du danger général et commun à l’Europe entière du triomphe du sistème révolutionnaire, et sous celui de la crise survenue dans les rapports politiques entre la France et l’Espagne.

Le Gouvernement français, convaincu que la position dans laquelle il se trouve vis-à-vis de l’Espagne présentait plusieurs considérations importantes, s’est adressé confidentiellemt à Ses Alliés.

Il leur a expliqué Ses vœux et Ses déterminations.

Ses vœux sont la conservation de la paix ; mais il admet que l’Espagne révolutionnaire pourrait le mettre dans le cas de repousser une agression.

Le Gouvernement français est parti de ces données pour demander si, dans le cas d’une juste et nécessaire défense, il pouvait compter sur l’appui moral et sur des secours matériels de la part des Cours Alliées. Les Cours d’Autriche, de Russie et de Prusse ont en principe répondu affirmativemt à cette demande.

Portant toutefois sur des applications éventuelles, leur adhésion doit être précisée par une définition exacte des[Bl. 172v] Casus foederis 2 ainsi que par l’énoncé des obligations réciproques qui en dériveraient. Ces différens points seront réservés aux transactions diplomatiques que les Cabinets jugeront à propos d’entamer à la suite des explications présentes.

Cependant l’anarchie révolutionnaire qui déchire l’Espagne, qui a allumé et nourrit dans ce malheureux Royaume le feu de la guerre civile, portant impunément le défi aux efforts salutaires des Souverains Alliés pour la conservation de l’ordre social, ne doit pas moins fixer la sollicitude des Cours ; et celles-ci rempliraient mal leur tâche si Elles ne se réunissaient pas sincèrement pour délibérer sur les moyens de sauver l’Europe des dangers dont la menacerait le triomphe de la révolution.

Existe-t-il des moyens d’influer sur le rétablissement de l’ordre dans la Péninsule ? Et où faut-il les chercher ? Telles sont les premières questions qu’il est de la dignité et du devoir des Alliés de soumettre à la discussion la plus approfondie.

L’attitude nouvelle qui résultera pour la France et pour l’Europe des engagemens qui vont s’établir entre les Alliés, ne pourrait-elle pas prêter au double but d’aborder la question révolutionnaire en Espagne même et de fournir aux hommes de bien de ce Pays les moyens de se serrer sur une ligne de salut commun ?

Le nombre des ennemis et des victimes de la révolution s’est accru dans le sein de l’Espagne au point que peut-être il ne faudrait plus qu’une pareille mesure pour donner à la partie saine de la Nation[Bl. 176r] le courage et la force de briser le joug de la faction qui la domine et l’avilit.

D’un autre côté, l’attitude et le langage du Gouvernemt Espagnol à l’égard des Pays étrangers sont devenus tellement provoquans que les Puissances Alliées ne sauraient plus guères y opposer la longanimité du silence.

Ces considérations sont de nature à offrir aux Cours Alliées et le droit de s’expliquer franchement envers le Gouvernement Espagnol et la chance de ne pas se porter sans succès à cette démarche.

L’état de captivité où le Roi d’Espagne, seul organe authentique et légitime entre Son pays et les Etats étrangers, se trouve notoirement réduit, peut fournir un nouveau titre en faveur d’une tentative qui aurait pour objet de décider des rapports futurs entre l’Espagne et les Puissances Alliées, et qui d’ailleurs, amenée par le désir de maintenir la paix entre l’Espagne et la France, ne présenterait d’autre caractère que celui d’une intervention pacifique.

Une démarche pareille est susceptible d’être faite dans des formes différentes dont chacune peut avoir ses avantages et ses inconvéniens particuliers.

La première forme serait celle que les cinq Puissances s’accordassent à tenir un langage commun, soit par le moyen d’une déclaration collective, soit par des notes séparées, mais uniformes dans leur principe[Bl. 176v] et leur but.

Une seconde forme serait celle que la France abandonnât à Ses quatre Alliés le soin d’une démarche destinée à aplanir des difficultés dans lesquelles on pourrait l’envisager comme étant partie Elle-même.

Une troisième forme pourrait se trouver dans une ouverture faite au Gouvernement Espagnol par une seule des Puissances Alliées qui serait regardée d’un commun accord comme étant la plus avantageusement placée pour porter la parole.

Le Cabinet d’Autriche, en soumettant ces points de vue à la Conférence, n’a d’autre but que celui de seconder les nobles pensées et les efforts constans de ses Augustes Alliés dans tout ce qui peut conduire au bien général de l’Europe.

Noten

1Zur Revolution in Spanien, die mit einem Militäraufstand am 1. Jänner 1820 ihren Anfang nahm, vgl. Späth, Revolution in Europa, S. 117–128. In Portugal war am 24. August 1820 eine Revolution ausgebrochen; vgl. Birmingham, A Concise History, S. 111–113.
2Lat.: Bündnisfall.
Zitierempfehlung Kongress von Verona I. Affaires d’Espagne Vorschläge Metternichs. In: Mächtekongresse 1818-1822, hrsg. von Karin Schneider unter Mitarbeit von Stephan Kurz, Wien: Österreichische Akademie der Wissenschaften, Institut für Neuzeit- und Zeitgeschichtsforschung 2018. URL: https://maechtekongresse.acdh.oeaw.ac.at/Verona_I_7.html.
Verantwortlichkeiten
  • Transkription: Karin Schneider
  • Wissenschaftliche Edition: Karin Schneider
  • Technical Editor: Stephan Kurz
  • Korrekturen: Karin Schneider, Stephan Kurz
  • Beratung Kodierung: Daniel Schopper
  • Beratung Kodierung: Peter Andorfer

Vergleiche auch die Projektbeschreibung in der Einleitung sowie die Dokumentation der Applikation unter „Über diese Webseite“.

Lizenz https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/legalcode.de