Protokoll der 10. Sitzung des Kongresses von Laibach

Regest

Die Vertreter der Mächte informieren den duca di Gallo über die Beschlüsse der alliierten Kabinette hinsichtlich der aktuellen Lage im Königreich beider Sizilien.

Anwesende AGLIÉ · BERNSTORFF · BLACAS · CARAMAN · CORSINI · LA FERRONNAYS · GORDON · KAPODISTRIAS · METTERNICH · MOLZA · NESSELRODE · POZZO DI BORGO · RUFFO · SAN MARZANO · SPINA · STEWART · VINCENT
Bezeichnung Journal des Conférences
Dokumentenart Originaljournal
Ort/Datum Laibach, 30. 01. 1821
Signatur Wien, ÖStA, HHStA, Staatskanzlei, Kongressakten, Kart. 22, Fasz. 40 (alt), 81, 84
Stückbeschreibung

Journal

Anonyme Hand Weitere anonyme Hand Friedrich Gentz Nikolaus Wacken Anonyme Hand mit Bleistift Anonyme Hand mit Rotstift
Vgl. gedruckte Quelle Alberti, Atti, S. 430-431.
Bezeichnung Anlage: Ansprache Metternichs
Dokumentenart Abschrift
Ort/Datum o.O., o.D.
Signatur Wien, ÖStA, HHStA, Staatskanzlei, Kongressakten, Kart. 22, Fasz. 40 (alt), 82–83
Stückbeschreibung

Abschrift von Nikolaus Wacken

Vgl. gedruckte Quelle Alberti, Atti, S. 431-432.

Hand: Anonyme Hand

[Bl. 81r]

Journal des Conférences
Nr. X.

Laybach le 30 Janvier 1821

La séance de ce jour avoit pour objet de faire connoître à Mr. le Duc de Gallo, conformément au vœu énoncé par Sa Majesté Sicilienne, les déterminations des Cabinets Alliés relativement à l’état actuel des choses dans le Royaume des Deux-Siciles.

Avant l’arrivée du Duc de Gallo, Mr. l’Ambassadeur de S. M. Brittannique a demandé que, pour mettre le Ministre Napolitain au fait de l’attitude dans laquelle le Gouvernement Brittannique s’étoit placé par rapport à la question de Naples en général et particulièrement dans les conférences présentes, il fût donné connoissance au Duc de Gallo du Journal Nr. VII, contenant la déclaration de Lord Stewart . Sur l’observation de plusieurs de Mrs. les Plénipotentiaires que la communication de cette pièce ne seroit pas sans inconvénient pour la marche que l’on s’étoit proposé de suivre dans cette occasion, Lord Stewart a consenti à ne faire lire que sa déclaration seule, telle qu’elle se trouvoit insérée au dit Journal.

Mr. le Duc de Gallo ayant été introduit, Mr. le Prince [Bl. 81v] de Metternich lui a adressé, au nom de l’assemblée de Mrs. les Plénipotentiaires, le Discours dont copie est ci-jointe. Après la première partie de ce discours les pièces suivantes ont été lues :

1. Instruction aux Ministres de Russie et de Prusse, et au Chargé d’affaires d’Autriche à Naples, telle qu’elle se trouve consignée au Journal Nr. VIIII ;

2. Instruction adressée par Mrs. les Plénipotentiaires de France au Chargé d’affaires de leur cour à Naples  ;

Après cette pièce, il a été fait communication à Mr. le Duc de Gallo de la déclaration de Mr. l’Ambassadeur Brittannique .

3. Première dépêche additionnelle à Mr. le Comte de Stackelberg  ;

4. Extrait de la seconde dépêche additionnelle à Mr. le Comte de Stackelberg pour ce qui concerne l’imposition d’une contribution de guerre au Royaume des Deux-Siciles ; mesure à laquelle on n’auroit recours que dans le cas d’une résistance formelle, et qui n’auroit pas lieu dans le cas contraire.

À la suite de ces com-[Bl. 84r]munications, Mr. le Prince de Metternich a lu la dernière partie de Son discours.

Mr. le Duc de Gallo a dit :

Qu’il avoit entendu avec la plus grande attention tout ce que l’on venoit de lui faire connoitre de la part de l’auguste Congrès ; qu’Il demanderoit les ordres du Roi, Son Maître ; que Sa Majesté lui avoit annoncé l’intention de l’envoyer à Naples pour y porter la lettre du Roi à Msgr. le Duc de Calabre  ; qu’il étoit prêt à se charger de cette commission ; et qu’il feroit tout ce qui seroit en son pouvoir pour répondre aux vœux du Roi, Son Maître, et des Augustes Alliés de Sa Majesté .

Lu et certifié

À la conférence du 2 Février

Gentz

Hand: Nikolaus Wacken

[Bl. 82r]

Allocution de M. le Prince de Metternich, au nom de la Conférence,
à M le Duc de Gallo dans la séance du 30 Janvier 1821

S. M. le Roi des deux-Siciles a demandé à ses augustes alliés que vous soyiez invité à la Conférence de Leurs Plénipotentiaires, afin d’y recueillir la confirmation de ce qui a été dit et déclaré au Roi, Votre Maître.

Les Puissances alliées ne reconnaîtront jamais l’état des choses établi dans le Royaume des deux-Siciles à la suite des évènemens du 6 Juillet 1 dernier, ni aucune de ses conséquences, sous quelque forme qu’elle puisse se présenter. Telle est leur détermination invariable, fondée sur la conviction que cet état des choses est incompatible avec le repos et avec l’existence même des Etats voisins comme avec le maintien de la paix de l’Europe.

Nous allons vous donner communication des instructions que les agens diplomatiques des Puissances à Naples recevront en même tems que S. M. le Roi adressera Ses paroles paternelles[Bl. 82v] à Mgr le Duc de Calabre, son fils.

Ici a été fait lecture des pièces à communiquer.

Après vous avoir ainsi instruit des principes et des intentions qui ont réglé les déterminations des Puissances, il nous reste, Monsieur le Duc, à vous exprimer les vœux que forment les Souveraines alliés que partagent avec Eux tous les membres de cette grande alliance de paix et de bienveillance, base de la politique Européenne, et tous les amis sincères et éclairés du bonheur des peuples.

Ces vœux ont pour objet que les habitans du Royaume des deux-Siciles écoutent la voix paternelle de leur Roi, et que par un désaveu franc et sincère ils mettent Sa Majesté en état de fonder leur bonheur futur sur des bases conformes à leurs[Bl. 83r] véritables intérêts et, par cela même, à la sureté et à la tranquillité des Etats voisins. Rentré ainsi dans le sein de l’alliance générale, le Royaume des deux-Siciles ne trouvera plus parmi les Puissances de l’Europe que des amis intéressés à son bien-être.

Dans la supposition contraire, et que nous aimons à éloigner de notre pensée, ceux qui par un aveugle fanatisme ou par des motifs plus coupables encore auraient fasciné les yeux d’un peuple loyal seraient seuls responsables des maux qu’ils entraîneraient sur leur patrie et dont ils deviendraient sans doute les premières victimes.

Noten

1Am 6. Juli 1820 entschloss sich der neapolitanische Hof, die Verfassung von Cádiz anzunehmen. Vgl. Stites, The four Horsemen; Davis, Naples and Napoleon; Gin, Sanfedisti, Carbonari, Magistrati del Re; Späth, Revolution in Europa, S. 129–149.
Zitierempfehlung Protokoll der 10. Sitzung des Kongresses von Laibach. In: Mächtekongresse 1818-1822, hrsg. von Karin Schneider unter Mitarbeit von Stephan Kurz, Wien: Österreichische Akademie der Wissenschaften, Institut für Neuzeit- und Zeitgeschichtsforschung 2018. URL: https://maechtekongresse.acdh.oeaw.ac.at/Laibach_Prot_10.html.
Verantwortlichkeiten
  • Transkription: Karin Schneider
  • Wissenschaftliche Edition: Karin Schneider
  • Technical Editor: Stephan Kurz
  • Korrekturen: Karin Schneider, Stephan Kurz
  • Beratung Kodierung: Daniel Schopper
  • Beratung Kodierung: Peter Andorfer

Vergleiche auch die Projektbeschreibung in der Einleitung sowie die Dokumentation der Applikation unter „Über diese Webseite“.

Lizenz https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/legalcode.de